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Attendre

Je n'ai jamais aimé attendre.Sans doute parce que c'est une position passive : quand on attend, on n'agit pas. On ne contrôle rien.
Il y a pourtant de nombreuses choses qu'on ne contrôle pas. La date de son retour de couches, par exemple. Ou comment découvrir que, face à l'allaitement long comme au reste, les femmes sont très différentes. On ne peut pas non plus contrôler la mise en route d'une grossesse. Enfin, il paraît que certaines y arrivent. Je me rappelle une collègue qui m'expliquait que, pour sa deuxième fille, son mari et elle avaient calculé pour qu'elle naisse en mai. J'avais acquiescé sans guère de commentaire. À l'époque, cela faisait déjà plus d'un an qu'on espérait secrètement avoir un enfant. Il y a des couples qui peuvent planifier. Et il y a ceux qui prennent avec joie tout ce que la nature consent à leur offrir (y compris quand la DPA n'est pas pratique-pratique : 1er janvier pour l'hippocampe, ça ne me faisait p…

Un nouveau chemin

La première fois que l'idée m'a traversé l'esprit, elle n'a pas suscité un enthousiasme démesuré de ma part. Et puis le temps a passé. J'ai fait le point sur ma situation professionnelle, sur ce que j'aimais, sur ce que je voulais changer. Je me suis renseignée. Et, finalement, je me suis inscrite récemment au CAPES de documentation, pour une deuxième reconversion.

Allaiter un nourrisson, allaiter un bambin

Mes anciens articles en témoignent : je n'avais aucune idée de la durée de mon allaitement dans mes débuts de maman. J'ai visé ma reprise, puis 6 mois, puis peut-être 12, puis... Je ne savais plus, je n'avais d'ailleurs plus envie de me fixer une échéance. Et voilà comment je me retrouve aujourd'hui avec un petit garçon de 20 mois, toujours allaité à la demande.

Un mois avec lui

Mardi prochain, je reprendrai le chemin du travail après quatre semaines passées auprès de mon hippocampe, une chance dont j'ai savouré chaque instant.
Plus de marathon : au contraire, enfin la possibilité de m'adapter à mon enfant, de partager du temps précieux avec lui, et de le regarder grandir.
Et c'est fou comme il a grandi, en un mois, justement.


J'avais peut-être un peu peur des longues journées en tête-à-tête (Glenn ne pouvait prendre que deux semaines, qu'on a décidé de situer au milieu), et il est vrai que le début a été plutôt fatigant alors que la sieste ne semblait plus être qu'un lointain souvenir. Mais on a trouvé notre rythme. On a compris, notamment, qu'on le couchait toujours trop tard l'après-midi et qu'on ratait donc son créneau de sommeil idéal. Le rituel a changé, à la faveur de l'installation d'un lit de grand.

On ne partait pas, faute de budget, mais on a fait beaucoup de sorties, beaucoup de promenades.On a profité, …

La 584ème nuit

L'hippocampe est né au milieu de la nuit.Il y a eu les nuits à la maternité, alors qu'on tentait de s'apprivoiser et que je désespérais de pouvoir redormir un jour.Il y a eu les nuits à la maison, dans le lit à barreaux collé au lit parental, d'abord côté fenêtre puis, par crainte des courants d'air, côté couloir (j'ai changé de côté du lit par la même occasion). La première nuit, je n'ai pas pu me résoudre à éteindre la lumière. La deuxième nuit, j'ai gardé une veilleuse. Plus tard, je me suis contentée d'allumer la veilleuse au moment des réveils nocturnes. Plus tard encore, ayant appris à allaiter semi-allongée, j'ai pu à peu près tout faire dans le noir (tant qu'il n'y avait pas de couche à changer).
Je me rappelle que je me redressais pour attraper l'hippocampe dans son lit, puis que je me pliais en deux pour le reposer. Parfois, il se réveillait et je lui donnais mon doigt à téter à travers les barreaux.Un jour, on a pris la dé…

Une journée de marathon

Le temps file toujours plus vite. J'ai eu envie de retracer ici une journée de semaine type. Un petit aperçu de ma course quotidienne...

A la croisée des doutes

Quand je réfléchissais à mon avenir, au moment des choix d'orientation - cruciaux, croyais-je -, je pensais chercher mon métier-de-toute-la-vie. J'ai déjà renoncé une première fois à ce concept en démissionnant de mon poste de professeur des écoles pour me reconvertir en bibliothécaire. Une reconversion qui s'est extrêmement bien passée, tant dans le timing que dans la découverte d'un métier qui m'a énormément plu.En bref, si on m'avait posé la question il y a un peu plus d'un an, avant la naissance de l'hippocampe, j'aurais dit que j'étais partie pour durer encore longtemps dans ce métier, voire dans ce poste, dans cette équipe, dans cette bibliothèque.Aujourd'hui je ne sais plus. J'aime toujours ce que je fais. Je vais travailler le cœur plutôt léger. Je m'entends bien avec la plupart de mes collègues. Je m'occupe de projets qui me tiennent à cœur et sont plutôt gratifiants.
Oui, mais.
Mais côté vie de famille, c'est trop s…