Articles

La 584ème nuit

L'hippocampe est né au milieu de la nuit.Il y a eu les nuits à la maternité, alors qu'on tentait de s'apprivoiser et que je désespérais de pouvoir redormir un jour.Il y a eu les nuits à la maison, dans le lit à barreaux collé au lit parental, d'abord côté fenêtre puis, par crainte des courants d'air, côté couloir (j'ai changé de côté du lit par la même occasion). La première nuit, je n'ai pas pu me résoudre à éteindre la lumière. La deuxième nuit, j'ai gardé une veilleuse. Plus tard, je me suis contentée d'allumer la veilleuse au moment des réveils nocturnes. Plus tard encore, ayant appris à allaiter semi-allongée, j'ai pu à peu près tout faire dans le noir (tant qu'il n'y avait pas de couche à changer).
Je me rappelle que je me redressais pour attraper l'hippocampe dans son lit, puis que je me pliais en deux pour le reposer. Parfois, il se réveillait et je lui donnais mon doigt à téter à travers les barreaux.Un jour, on a pris la dé…

Une journée de marathon

Le temps file toujours plus vite. J'ai eu envie de retracer ici une journée de semaine type. Un petit aperçu de ma course quotidienne...

A la croisée des doutes

Quand je réfléchissais à mon avenir, au moment des choix d'orientation - cruciaux, croyais-je -, je pensais chercher mon métier-de-toute-la-vie. J'ai déjà renoncé une première fois à ce concept en démissionnant de mon poste de professeur des écoles pour me reconvertir en bibliothécaire. Une reconversion qui s'est extrêmement bien passée, tant dans le timing que dans la découverte d'un métier qui m'a énormément plu.En bref, si on m'avait posé la question il y a un peu plus d'un an, avant la naissance de l'hippocampe, j'aurais dit que j'étais partie pour durer encore longtemps dans ce métier, voire dans ce poste, dans cette équipe, dans cette bibliothèque.Aujourd'hui je ne sais plus. J'aime toujours ce que je fais. Je vais travailler le cœur plutôt léger. Je m'entends bien avec la plupart de mes collègues. Je m'occupe de projets qui me tiennent à cœur et sont plutôt gratifiants.
Oui, mais.
Mais côté vie de famille, c'est trop s…

Schrödinger, mon ami

Une des choses que j'ai détestées pendant les longs mois qui ont précédé l'hippocampe, c'est le psychotage qui est allé de paire avec des cycles erratiques. Ces jours où j'y croyais presque, où je m'imaginais des symptômes. Où je me projetais bêtement du côté des "Et si". Ces tests de grossesse que je finissais parfois par faire et qui n'affichaient jamais le résultat rêvé. La sentence des règles qui arrivaient enfin, pour tout recommencer. J'espérais ne pas revivre ça cette fois-ci. Sauf que. Sauf que qui dit absence de contraception sans retour de couches dit incertitude totale. Je navigue à vue. Forcément, le psychotage s'en donne à cœur joie : et si ? Et là, on ne peut pas compter sur les règles pour me remettre les pieds sur terre. La seule façon d'arrêter la machine qui s'emballe serait de faire un test, mais j'ai peur que ça ne finisse par devenir coûteux !
Alors tel le chat vivant et mort dans la boîte, je suis et je ne sui…

Le temps qui court, court...

J'ai toujours été du genre à multiplier les projets. Le genre à essayer de caser trop de choses dans une seule journée, aussi.

Et il a eu un an

Ça a commencé dans la journée du 28 décembre : le jeu du "Il y a un an, à cette heure-ci, on..."
... j'avais mes premières vraies contractions.
... on quittait notre appartement en se disant qu'au retour, on serait trois.
... on entrait dans la clinique, par la porte des urgences.
... on m'emmenait au bloc.
... il naissait, enfin.

Un deuxième enfant, mais quand ?

Beaucoup de parents ont une idée assez claire de ce que serait un écart d'âge idéal entre leurs enfants, arguments à l'appui. Glenn et moi nous trouvons dans le camp des amateurs de fratrie rapprochée. C'est le modèle que j'ai moi-même connu : j'ai deux ans et demi d'écart avec ma sœur aînée, et seulement 15 mois avec ma petite sœur.