Le séjour à la maternité - partie 1

Mon gros ventre, mon mari et moi sommes entrés à la clinique le jeudi 28 décembre au soir, et l'hippocampe et moi y avons ensuite séjourné jusqu'au mardi 2 janvier après-midi.

Je ne garde pas un souvenir très agréable de ces quelques jours. Je ne peux pas dire que cela se soit mal passé, je n'ai pas de réelles plaintes à formuler, mais ça a été difficile à vivre à plusieurs niveaux.

Il est vrai sans doute que j'ai reçu un peu trop de visites (ma mère, notamment, est venue me voir presque tous les jours), mais j'avais envie de voir du monde – peut-être pour interrompre la tempête émotionnelle qui était déjà en préparation. Le fait est, cependant, que je me suis peu reposée.

J'ai déjà lu ici ou là qu'il ne sert pas à grand-chose que le papa prenne son congé alors que la maman est encore hospitalisée, que c'est en quelque sorte une perte de temps. Autant dire que je peux remercier l'hippocampe et sa venue au monde un vendredi 29 décembre : entre le weekend, le jour férié, et le début du congé paternité de Glenn, ce dernier a pu rester avec nous tous les jours en multipliant les allers-retours appartement-clinique (heureusement très proches !). Ça a été un vrai soulagement pour moi. Nous sommes un couple fusionnel, nous nous séparons rarement – alors dans des circonstances aussi bouleversantes...

Glenn venait donc nous voir tous les matins, repartait déjeuner chez nous, revenait l'après-midi et nous quittait en début de soirée, généralement quand je recevais mon plateau repas. Chez nous, il faisait tourner des machines (notre trousseau nous a semblé soudain un peu trop léger...), rechargeait mon portable, cherchait l'un ou l'autre objet que je lui réclamais... et tâchait de se reposer un peu. Chacun de ses départs était difficile à vivre pour l'un et l'autre, et je guettais les heures avant son retour.

J'ai un souvenir pas très agréable du tout premier matin, alors qu'il était rentré dormir un peu et que la sage-femme qui venait d'entrer dans ma chambre ronchonnait sur les affaires posées un peu n'importe où... Ben oui, on avait débarqué épuisés, en pleine nuit, et sa réaction m'a stressée : j'étais clouée au lit donc bien incapable de mettre moi-même de l'ordre ! Résultat, j'ai envoyé un message à Glenn pour lui demander de revenir vite...

Si c'était à refaire, nous prendrions peut-être l'option "lit accompagnant" qui était proposé par la maternité, mais la chambre individuelle nous avait déjà demandé un certain sacrifice financier... Le plus difficile, ça a été le soir du 31 décembre : toi aussi, découvre le plaisir de réveillonner seule dans ta chambre (facile, le bébé ne dort pas) sans même pouvoir échanger un SMS avec ton amoureux en raison du réseau saturé...

Mais bon, la bonne nouvelle d'accoucher pendant les fêtes, c'est que tu as droit à des plateaux repas "festifs"... On est d'accord, ça reste de la nourriture d'hôpital, mais après les repas allégés post-opératoires (jambon-biscottes-bouillon de légumes, déjeuner ET dîner, sans variation...), ça fait du bien. En revanche, on peut oublier certains aménagements : je ne reverrai pas mon chirurgien, les ostéopathes de la maternité, la dame du PRADO ni celle de la PMI... Eh oui : ce sont les vacances !

Et dans tout ça, il restait tout de même à faire connaissance avec le nouveau membre de la famille ! Ce sera l'affaire d'un prochain article...

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