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A la croisée des doutes

Quand je réfléchissais à mon avenir, au moment des choix d'orientation - cruciaux, croyais-je -, je pensais chercher mon métier-de-toute-la-vie. J'ai déjà renoncé une première fois à ce concept en démissionnant de mon poste de professeur des écoles pour me reconvertir en bibliothécaire. Une reconversion qui s'est extrêmement bien passée, tant dans le timing que dans la découverte d'un métier qui m'a énormément plu.En bref, si on m'avait posé la question il y a un peu plus d'un an, avant la naissance de l'hippocampe, j'aurais dit que j'étais partie pour durer encore longtemps dans ce métier, voire dans ce poste, dans cette équipe, dans cette bibliothèque.Aujourd'hui je ne sais plus. J'aime toujours ce que je fais. Je vais travailler le cœur plutôt léger. Je m'entends bien avec la plupart de mes collègues. Je m'occupe de projets qui me tiennent à cœur et sont plutôt gratifiants.
Oui, mais.
Mais côté vie de famille, c'est trop s…

Schrödinger, mon ami

Une des choses que j'ai détestées pendant les longs mois qui ont précédé l'hippocampe, c'est le psychotage qui est allé de paire avec des cycles erratiques. Ces jours où j'y croyais presque, où je m'imaginais des symptômes. Où je me projetais bêtement du côté des "Et si". Ces tests de grossesse que je finissais parfois par faire et qui n'affichaient jamais le résultat rêvé. La sentence des règles qui arrivaient enfin, pour tout recommencer. J'espérais ne pas revivre ça cette fois-ci. Sauf que. Sauf que qui dit absence de contraception sans retour de couches dit incertitude totale. Je navigue à vue. Forcément, le psychotage s'en donne à cœur joie : et si ? Et là, on ne peut pas compter sur les règles pour me remettre les pieds sur terre. La seule façon d'arrêter la machine qui s'emballe serait de faire un test, mais j'ai peur que ça ne finisse par devenir coûteux !
Alors tel le chat vivant et mort dans la boîte, je suis et je ne sui…

Le temps qui court, court...

J'ai toujours été du genre à multiplier les projets. Le genre à essayer de caser trop de choses dans une seule journée, aussi.

Et il a eu un an

Ça a commencé dans la journée du 28 décembre : le jeu du "Il y a un an, à cette heure-ci, on..."
... j'avais mes premières vraies contractions.
... on quittait notre appartement en se disant qu'au retour, on serait trois.
... on entrait dans la clinique, par la porte des urgences.
... on m'emmenait au bloc.
... il naissait, enfin.

Un deuxième enfant, mais quand ?

Beaucoup de parents ont une idée assez claire de ce que serait un écart d'âge idéal entre leurs enfants, arguments à l'appui. Glenn et moi nous trouvons dans le camp des amateurs de fratrie rapprochée. C'est le modèle que j'ai moi-même connu : j'ai deux ans et demi d'écart avec ma sœur aînée, et seulement 15 mois avec ma petite sœur.

La question du deuxième

Glenn et moi nous sommes toujours projetés avec plusieurs enfants. Cette évidence trouve peut-être sa source dans nos situations familiales respectives : il a une sœur, j'en ai deux.

L'impossible équilibre

Je suis une maman qui travaille à temps plein.
Je suis une maman qui travaille loin de la maison, qui prend le train matin et soir cinq jours par semaine.
Je suis une maman qui laisse son petit pour douze heures, trois jours par semaine. Pour onze et dix heures les deux jours restants.
Je suis une maman qui ne verra presque jamais ses enfants le samedi.