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Schrödinger, mon ami

Une des choses que j'ai détestées pendant les longs mois qui ont précédé l'hippocampe, c'est le psychotage qui est allé de paire avec des cycles erratiques. Ces jours où j'y croyais presque, où je m'imaginais des symptômes. Où je me projetais bêtement du côté des "Et si". Ces tests de grossesse que je finissais parfois par faire et qui n'affichaient jamais le résultat rêvé. La sentence des règles qui arrivaient enfin, pour tout recommencer. J'espérais ne pas revivre ça cette fois-ci. Sauf que. Sauf que qui dit absence de contraception sans retour de couches dit incertitude totale. Je navigue à vue. Forcément, le psychotage s'en donne à cœur joie : et si ? Et là, on ne peut pas compter sur les règles pour me remettre les pieds sur terre. La seule façon d'arrêter la machine qui s'emballe serait de faire un test, mais j'ai peur que ça ne finisse par devenir coûteux !
Alors tel le chat vivant et mort dans la boîte, je suis et je ne sui…

Le temps qui court, court...

J'ai toujours été du genre à multiplier les projets. Le genre à essayer de caser trop de choses dans une seule journée, aussi.

Et il a eu un an

Ça a commencé dans la journée du 28 décembre : le jeu du "Il y a un an, à cette heure-ci, on..."
... j'avais mes premières vraies contractions.
... on quittait notre appartement en se disant qu'au retour, on serait trois.
... on entrait dans la clinique, par la porte des urgences.
... on m'emmenait au bloc.
... il naissait, enfin.

Un deuxième enfant, mais quand ?

Beaucoup de parents ont une idée assez claire de ce que serait un écart d'âge idéal entre leurs enfants, arguments à l'appui. Glenn et moi nous trouvons dans le camp des amateurs de fratrie rapprochée. C'est le modèle que j'ai moi-même connu : j'ai deux ans et demi d'écart avec ma sœur aînée, et seulement 15 mois avec ma petite sœur.

La question du deuxième

Glenn et moi nous sommes toujours projetés avec plusieurs enfants. Cette évidence trouve peut-être sa source dans nos situations familiales respectives : il a une sœur, j'en ai deux.

L'impossible équilibre

Je suis une maman qui travaille à temps plein.
Je suis une maman qui travaille loin de la maison, qui prend le train matin et soir cinq jours par semaine.
Je suis une maman qui laisse son petit pour douze heures, trois jours par semaine. Pour onze et dix heures les deux jours restants.
Je suis une maman qui ne verra presque jamais ses enfants le samedi.

Quatre murs et un toit

Pfiou, il y a longtemps que je ne suis pas passée par ici. Il faut dire que ça y est : Glenn, l'hippocampe et moi avons emménagé dans notre nouveau chez-nous. Une petite maison, entourée de son petit jardin (bon, d'accord, plutôt de la terre retournée à l'heure où j'écris ces mots, mais on y voit quand même régulièrement des oiseaux, les chats du voisinage, et même un écureuil : ça compte, non ?), dans une petite ville au milieu des champs.
Moi qui anticipe beaucoup les changements, qui les crains aussi un peu, je m'étonne d'avoir pris si rapidement mes marques. Il faut dire que j'ai reçu beaucoup d'aide, notamment de ma sœur : trois jours après le gros déménagement, nos affaires étaient installées dans les pièces principales, si bien que tout était déjà très vivable.
Cela fait à présent un peu plus d'un mois et tout est presque réglé, même si deux pièces sont encore très en désordre. Les comptes, eux, sont plutôt dans le rouge, mais les derniers p…