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Être une maman qui travaille

Il va bientôt y avoir trois mois que j'ai repris le travail à temps plein, à une bonne heure de transports en commun de chez moi. À l'origine de ce choix, il y a d'abord eu la contrainte financière : nous faisons construire une maison, nous nous endettons sur vingt-cinq ans et les frais imprévus ne manquent pas... Ce n'était pas vraiment le moment de se passer d'un salaire qui, sans être mirobolant, dépasse quand même largement les aides de la CAF en cas de congé parental (même en déduisant les frais de garde). Quant au temps partiel, j'avoue que je ne l'ai pas vraiment envisagé : je pense que ça aurait risqué de compliquer notre recherche d'une nounou (nous aurions cherché pour 3 jours seulement, au lieu de 4) et ma reprise du travail. Quitte à retourner au travail, je n'aurais pas voulu me sentir en décalage avec mes collègues, "sur la touche"... Reprendre à 100% m'a aidée à retrouver plus vite ma place et ma motivation. Mais du cou…

Sunshine Blogger Awards

À ma grande surprise, j'ai été taguée par Die Franzoesin (que j'aime beaucoup lire, sans mauvaise flatterie de ma part) pour les "Sunshine Blogging Awards". Je ne suis pas franchement familière de l'exercice (euphémisme) sauf en tant que lectrice, et c'est vrai que j'aime assez découvrir chacune via ces petites listes de questions.J'ai donc décidé de me prêter au jeu, même si je ne pense pas avoir assez de visites pour que cela intéresse grand-monde ! Merci donc à Die Franzoesin ;)



Le temps file

Je pose l'hippocampe sur le tapis et, soudain, il tend les bras pour attraper sans effort les jouets qui pendent au-dessus de sa tête - ces jouets qui pendant si longtemps ont paru hors de portée. Il grandit. Il grandit et j'ai du mal à le voir, moi qui pourtant le dévore des yeux chaque jour. On croirait que la nouvelle version de lui-même ne cesse d'effacer l'ancienne dans mon esprit.

L'épineuse question du sommeil

Avant même d'être enceinte, je le savais : le manque de sommeil serait notre point faible, à Glenn et moi. De base, nous étions de bons dormeurs : le genre à devoir se coucher à 23h grand max pour se lever sans trop de difficulté à 7h. Sans nos huit heures de sommeil, point de salut ! Et même ainsi, Glenn avait tendance à se dire toujours fatigué... Les nuits sans sommeil promettaient donc d'être une sacrée épreuve !
J'aimerais bien poursuivre cet article en vous disant que, par chance, la nature faisant bien les choses, nous avions hérité avec l'hippocampe d'un modèle bon dormeur, et qu'il faisait ses nuits depuis toujours ou presque. Bon, sauf que je vous ai déjà parlé de mes nuits blanches à la maternité, donc mon discours perdrait tout de suite en crédibilité...

Les mauvaises habitudes

Dès la naissance de l'hippocampe, alors que pointait le spectre du baby-blues, j'ai été envahie par une conviction aussi absurde, sans doute, qu'anxiogène et culpabilisatrice : celle que mon bébé était venu à moi dans un état de perfection que je ne saurais jamais qu'altérer. Pour peu que je lui propose le sein trop souvent, ou que je n'arrive pas à décoder ses signaux de fatigue, j'allais le dérégler irrémédiablement. Pire, j'allais lui donner de mauvaises habitudes.
C'est une expression que l'on entend souvent, lorsque l'on est parent. D'ailleurs, cette crainte ne m'a jamais tout à fait quittée, même une fois que j'ai commencé à aller mieux.
Il faut dire que la société, relayée bien souvent par l'entourage plus ou moins proche, n'aide pas à rester serein avec des choix parfois à contre-courant de ce qui reste une vision majoritaire de l'éducation. Pour le nourrisson, cela consiste à l'encourager à l'indépendanc…

Premiers anniversaires

Aujourd'hui, cela fait un an tout pile qu'un petit bâtonnet de plastique m'a appris l'existence, quelque part tout au creux de moi, de celui qu'on allait appeler l'hippocampe.

Le temps de la séparation

Cette semaine, j'ai retrouvé le chemin du travail. J'ai retrouvé mon train du matin et du soir, mes stations de métro. J'ai retrouvé ma bibliothèque, mes collègues, les lecteurs et les livres, le bip de la douchette qui scanne les codes-barres, les gestes répétitifs et les projets en cours, les discussions dans la cuisine. J'ai retrouvé mes marques à une vitesse que je n'imaginais pas, comme si je n'avais fait que partir en vacances, comme si rien n'avait vraiment changé en cinq mois. Comme si j'avais remonté le temps, aussi.