Premiers anniversaires

Aujourd'hui, cela fait un an tout pile qu'un petit bâtonnet de plastique m'a appris l'existence, quelque part tout au creux de moi, de celui qu'on allait appeler l'hippocampe.


Si l'on croit les médecins, il a fêté son premier anniversaire d'existence le 1er avril. Un an que deux minuscules cellules se sont rencontrées. Un an que le hasard, la chance, la destinée, ou peu importe qui se trouvait aux commandes ce jour-là, lui a permis de surgir du néant. Lui et pas un autre. Lui dans toute sa singularité, dans toute son unique perfection. Lui qu'on attendait.

Nous avons ressenti un tel amour pour lui, dès le début. Si fort que j'en avais peur, car comment supporter la perte si l'on ne prend pas la peine d'ériger des barrières ?

Cet amour n'a fait que croître, de mois en mois, au fil de tous ces événements, petits et grands, dont je vais désormais célébrer en silence les anniversaires.
La première échographie.
La première fois qu'on a entendu les battements de son cœur.
Le premier mouvement ressenti.
Le moment où l'on a su que c'était un petit garçon.
Jusqu'à la naissance, jusqu'au baiser sur sa joue chaude et humide, jusqu'au premier regard échangé.
Le premier anniversaire officiel.

Et un émerveillement sans cesse renouvelé, sur la magie qui fait apparaître un bébé là où il n'y avait que le vide de l'attente, sur la force incroyable qui transforme un petit rien, une étincelle, un amas de cellules en ce petit individu de chair, d'os et de sang, qui a déjà trois mois, qui bave, qui gazouille et qui nous abreuve de sourires...

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