Le tourbillon

Ces derniers mois, j'ai été prise dans un tourbillon. Que dis-je, ces derniers mois ? C'est toute l'année qui a été ainsi, depuis le début. Cette année 2020 nous aura tous profondément bouleversés, à plus d'un titre. Mais moi je dois avouer que je fais partie des chanceux. Ceux qui regardent le monde sombrer avec effroi, certes, mais sans trop en souffrir. Ceux qui n'ont perdu personne...

Au contraire, même. À ma petite échelle les bouleversements de 2020 sont porteurs d'avenir. C'est bien simple : si j'avais fait une liste "Avant mes 30 ans, j'aimerais...", les items les plus importants auraient été cochés (après, on est bien d'accord : JAMAIS je n'ai souhaité vivre une pandémie).

Ainsi en ce qui concerne ma reconversion, un choix réfléchi pour tâcher de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Les concours se sont déroulés dans des conditions particulières : pour l'écrit du concours interne, je sortais tout juste des épouvantables nausées du premier trimestre... Pour y replonger avec une gastro ! Je n'avais donc pas pu bien réviser et j'étais dans un sale état. Admissible, j'ai tout mis en œuvre au début du confinement pour rendre dans les temps le dossier écrit attendu, tout en révisant pour le concours externe et, accessoirement, en gérant l'hippocampe au quotidien (Glenn télétravaillait).
Et puis tout a été chamboulé : après une longue attente, on a fini par apprendre que les oraux étaient annulés et que nous ne serions sélectionnés que sur l'écrit. Ma note (12 : honorable, vu les circonstances, mais insuffisante...) ne m'a pas permis d'être admise. Il a donc fallu se remobiliser pour le concours externe aux dates incertaines. J'ai finalement composé enceinte de 7 mois, sous le regard soucieux des surveillants. Dans mon ventre, l'axolotl s'agitait et j'étais heureuse de vivre ça avec elle.
Et cette fois, mes efforts ont payé : ironiquement, j'ai eu la même note, mais cette fois elle suffisait pour l'admission. J'ai eu les résultats fin juillet, moins de deux semaines avant la naissance de l'axolotl...
De ce fait, l'administratif a malheureusement bien occupé mon congé maternité : il fallait notamment demander un détachement, avec des délais devenus très serrés - et des interlocuteurs injoignables au mois d'août, forcément. Et bien sûr informer que je ne ferai pas ma rentrée comme tout le monde !
À l'heure où j'écris, en route pour ma prise de poste, je ne suis même pas encore sortie des ronces. Et je vais rester encore un moment isolée puisque la formation va se faire en distanciel dans un premier temps...
Affaire à suivre, donc...

Dans un tout autre registre, il y a cette superbe nouvelle que je n'attendais plus : un de mes romans va être publié.
Comme la vie sait (aussi) être drôle, j'ai reçu ce "oui" rêvé le même soir que la publication des résultats du concours.
Autre coïncidence, l'axolotl a décidé de pointer le bout de son nez juste au moment où les corrections éditoriales devaient commencer...
Il a donc fallu là aussi dégager du temps et surtout de l'espace mental. Ça n'a pas été toujours facile mais je commence à en voir le bout.
J'essaierai de vous en parler plus en détails, même si je ne souhaite pas que ce blog intime soit associé à mon nom d'autrice.

Et bien sûr il y a eu l'axolotl. Mon deuxième et probablement dernier enfant. Le récit de mon accouchement patiente bien au chaud, en attendant que je finisse par le mettre en forme pour le partager.
Il y a beaucoup de choses que j'ai envie d'écrire sur cette nouvelle maternité... J'espère pouvoir bientôt en prendre le temps.

Voilà pour le résumé rapide, qui explique en grande partie mon silence.
Aujourd'hui c'est la reprise, le début d'une nouvelle vie.
Le contexte est toujours plus que troublé et honnêtement, si j'avais eu le choix, j'aurais préféré hiberner avec mes enfants...
Mais 2020 a mis tant de choses en mouvement qu'il faut bien que j'aille voir où ça me mène, n'est-ce pas ?

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